Intros

Utilisation d'un photocopieur

La durée de vie d'un photocopieur est directement liée au nombre de copies effectuées. Il faut donc l'utiliser avec modération, en limitant le gaspillage (copies ratées, inutiles...) et en confiant si possible les documents à reproduire en grande quantité (formulaires, cours...) à un imprimeur ou un service de photocopies externe.

Sélection d'un photocopieur

4 modèles sont proposés :

Petit modèle

  • Destiné aux urgences, aux nouvelles missions et aux petits bureaux MSF
  • Nombre moyen de copies par mois: 200
  • Nombre total approximatif de copies: 50.000

Modèle moyen

  • Destiné aux bureaux MSF standard
  • Nombre moyen de copies par mois: 2.000
  • Nombre total approximatif de copies: 120.000

Grand modèle

  • Destiné aux grands bureaux MSF
  • Nombre moyen de copies par mois: 5.000
  • Nombre total approximatif de copies: 360.000

Fonctions imprimante et scanner

  • la plupart des modèles de photocopieurs ont des fonctions d’impression et de numérisation intégrées

ATTENTION

  • les photocopieurs sont livrés uniquement sous forme de modules (voir Guide des Kits, KADM / Kits administration)
  • la location de grandes imprimantes est également une option pour être moins exposé aux coûts associés à l’exploitation et la maintenance

Un minimum de standardisation est nécessaire pour que les outils informatiques restent cohérents à la fois sur le terrain et entre les sections MSF. Cela concerne notamment les spécifications du matériel et des logiciels.

Les départements ICT de chaque section essayent de trouver le meilleur compromis entre les besoins du terrain et une technologie qui évolue très vite. N’hésitez pas à les contacter pour toute information concernant les standards en cours.

L’INFORMATIQUE SUR LE TERRAIN

Bien que l’outil informatique soit très utile pour la transmission de l'information et le fonctionnement administratif d’une mission, il faut garder à l’esprit que:

  • des mesures appropriées doivent être prises pour éviter des dégâts de matériel (en utilisant un système ASI, un protecteur contre les sautes de puissance, etc.)
  • l'utilisation de l'informatique est uniquement destinée dans un but professionnel, et non pour des tâches personnelles/privées
  • tous les sites où il est fait usage d'outils informatiques doivent mettre en place des mécanismes afin d'éviter la perte de données/communication, comme des sauvegardes, une connexion à Internet appropriée, un bon réseau local, etc.

Etant donné les grandes différences d'expertise en la matière et le turnover particulièrement élevé dans les missions MSF, de nombreux problèmes informatiques surgissent suite aux passations. Il est donc indispensable de:

  • garder la trace de votre inventaire d'équipement
  • si l'environnement informatique devient (trop) grand, assurez-vous que vous avez assez de personnel pour le soutenir
  • toujours respecter les standards MSF en ce qui concerne les logiciels et le matériel informatique
  • ne pas personnaliser le traitement des données au point d'être le seul à les comprendre
  • instaurer un double système d'archivage, sauvegarder au système NAS et du NAS à un disque dur externe stocké dans un endroit différent
  • FAIRE UN BACKUP DE VOS DONNEES !

LA GESTION DES DONNÉES

Nommez et classez les fichiers selon les règles définies par votre section.

Chaque utilisateur est responsable de ses données et doit s’assurer que les BACKUPS soient faits au moins une fois par semaine après avoir passé l’antivirus.

Une sauvegarde appropriée devrait être faite sur NAS ou sur un disque dur externe, s'il n'y a aucun NAS.

Les clés mémoire USB (destinées au transport de données) et les partitions supplémentaires d’un disque dur (souvent identifié avec une majuscule) ne sont PAS des supports fiables pour les backups. Pour cette raison ils ne doivent pas être utilisés pour les backups.

LES LOGICIELS

L’image MSF

Chaque section a mis au point une "IMAGE MSF" avec les programmes standards (système d’exploitation et logisticiels) utilisés sur le terrain sur clé mémoire USB, disque dur extrerne et/ou NAS. Cette image permet d’installer les derniers standards MSF sur un ordinateur. Sauf exception, il n’y a pas d’autre programme à installer.

Après avoir fait un backup de vos données, il faut compter environ 2 heures avant de reformater votre ordinateur et réinstaller les logiciels à l’aide de l’image.

L’image MSF comprend les programmes suivants:

  • Windows 10 Enterprise anglais/français/espagnol
  • MS Office 2016
  • Antivirus (Kapersky) et e-mail (MS Outlook)
  • Internet Explorer, Mozilla Firefox, 7-Zip
  • Acrobat Reader, VLC Media Player etc.
  • plusieurs utilitaires nécessaires pour les périphériques

Pour installer un nouveau logiciel sur Windows 10, il faut généralement se logger en administrateur avec un nom d’utilisateur et un mot de passe (à demander à votre support ICT)

Programmes non standards

Demander l’autorisation à votre support ICT HQ avant d’installer un programme qui ne fait pas partie des standards MSF.

Programmes antivirus

Actualiser votre antivirus au moins une fois par jour et scannez régulièrement vos fichiers au moins une fois par semaine.

LE MATÉRIEL

Les ordinateurs portables (laptops)

Les laptops sont faciles à transporter, sans formalité de douane en bagage à main.

La batterie, chargée par une alimentation externe, fournit jusqu’à 8 heures d’autonomie. L'alimentation externe protège partiellement l'ordinateur contre les surtensions.

Les imprimantes

Le standard MSF actuel est une imprimante laser.

L'utilisation d'une imprimante non standard n’est pas conseillée. Ca complique l'utilisation des logiciels standards et nécessite la reconfiguration de l’ordinateur.

INTERNET ET MESSAGERIE

MSF s’assure que les adresses Internet et courriel sont disponibles sur le terrain et que l’utilisation est assujettie à une politique.

LES RÉSEAUX

De plus en plus de missions MSF utilisent des applications de client/serveur (C/S) d'où le besoin d'installer et utiliser des réseaux avec des capacités qui permettent de partager une connexion d'internet haut débit, des fichiers, des applications, des imprimantes, etc.

Les réseaux devraient être installés selon les normes mises par votre OC.

Quand un réseau sans fil est installé, il doit être configuré correctement pour empêcher l'accès par des utilisateurs non autorisés. Au moins, WPA2 (Wi-Fi protected access) la sécurité doit être installée et activée.

Veiller toujours à nommer un administrateur de réseau compétent.

Les produits alimentaires dans ce chapitre du catalogue peuvent d'habitude être achetés localement. Les marques et l'emballage pourraient varier, ainsi que le (net) volume exact.

Veuillez consulter votre politique de construction spécifique pour votre OC pour plus d’informations.

1. Tout programme de construction/réhabilitation est lié à un programme médical, ce qui implique:

  • une évaluation de la situation existante des besoins
  • un travail commun au niveau des responsables médicaux, financiers et techniques de MSF, ainsi qu’avec les partenaires locaux (autorités etc.)

2. Tout programme de construction s’inscrit dans une logique de "moyen à long terme":

  • pas de construction en situation de guerre ou d’urgence (diverses alternatives standardisées sont possibles: abris, containers etc.)
  • nécessité d’un délai incompressible pour l'avant-projet qui précède la phase de construction

3. Tout programme de construction nécessite le suivi de MSF et l’implication des partenaires locaux:

  • définition et support du programme en concertation avec le département logistique et les responsables construction
  • pas de "cadeau de fin de projet"
  • implication en termes de staff supplémentaire, de maintenance des nouveaux bâtiments, de consommation accrue en eau, électricité etc.

4. Tout programme de construction nécessite des ressources humaines qualifiées:

  • un COTL/LogCo en capitale
  • un Log/Constructeur sur le terrain, ou un constructeur en capitale et des logisticians avec des assistants nationaux sur le terrain
  • un architecte ou un ingénieur enregistré pour la validation locale des plans
  • si possible un entrepreneur local pour réaliser les travaux sous supervision MSF

5. Tout programme de construction implique des procédures administratives et légales en fonction du pays et du contexte:

  • acquisition du terrain
  • choix de l’architecte
  • permis de bâtir
  • appel d’offres pour l’entrepreneur
  • suivi du chantier et remise provisoire et définitive

remise aux partenaires, avec mise en place de la maintenance nécessaire

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5 PRÉALABLES À L’INSTALLATION D’ABRI

1. Définition des besoins

  • Évaluer les besoins en accord avec l’équipe médicale.
  • Proposer des réponses adéquates en termes logistiques: construction, eau et installations sanitaires, ressources humaines etc.

2. Choix d’un site

  • Identifier un site en accord avec les autorités locales.
  • Prendre en considération le droit formel et coutumier, et respecter les us et coutumes locaux.
  • S’informer sur les conditions géographiques (zone sismique, zone inondable ou cuvette, vents violents et hauteurs, pluviométrie, saison des pluies, hiver...)
  • Vérifier la disponibilité d’eau à proximité.
  • Vérifier la facilité d’accès pour les approvisionnements et pour les patients.
  • Choisir un terrain plus grand que nécessaire.
  • Choisir un terrain en pente douce pour faciliter le drainage.
  • Clôturer rapidement et faire garder le site.
  • Dresser des plans d’ensemble et spécifiques (plan de masse, structures médicales, installations sanitaires, accès…).

3. Options techniques

  • Identifier le type d'abri à utiliser en fonction du délai, du coût, des RH disponibles, des conditions et moyens de transport, des bâtiments existants, des matériaux disponibles localement…
  • Envisager les diverses solutions standardisées: tentes (tunnel, hiver...), bâches en plastiques, refuge local, partition de centres collectifs…

4. Ressources humaines

  • Identifier les RH nationales disponibles (chefs de chantiers, tâcherons, manœuvres..).
  • S’informer sur la législation qui prévaut en matière d’embauche
  • Contrôler la masse salariale.

5. Organisation du travail

  • Organiser les équipes de travail.
  • Gérer l’approvisionnement en matériaux.
  • Établir un plan de travail échelonné des travaux en fonction des priorités médicales.
  • Suivre les mouvements de trésorerie et la comptabilité du chantier.

Les structures de santé temporaires

Durant la phase d’urgence, la politique générale de MSF est d'installer les structures de santé sous tentes.

En phase post-urgence, il est important d’envisager la construction de structures améliorant le niveau de prise en charge des bénéficiaires.

Ces structures doivent être appropriées aux soins de santé et adaptées à l’environnement (climatique, écologique et social) et au contexte (techniques de construction, compétences des ressources humaines...).

La couverture du toit doit résister aux vents et aux intempéries. Les murs, légers et non porteurs, peuvent être: bâche en plastique , en tôle, en paille, en bambou, etc. Le sol est soit en terre battue avec ou sans bâche en plastique, soit recouvert d'une dalle de béton lissée. L’espérance de vie du bâtiment doit être de 2 ans minimum, sans maintenance pendant la première année.

DOCUMENT DE REFERENCE MSF

"Guide des structures de santé temporaires"

Ce guide contient toute l'information nécessaire pour installer et entretenir des structures de santé temporaires. Vous y trouverez des plans de masse et des plans spécifiques sanitaires pour chaque type de structure, ainsi qu’une estimation des matériaux nécessaires. Ces plans sont des modèles, conçus avec l’aide d’experts médicaux et logistiques. Une bonne capacité d'adaptation sera souvent nécessaire pour les réaliser.

Ce guide a deux fonctions distinctes et complémentaires. D’une part, il offre une aide à la prise de décision lors de l’élaboration d’un projet de structure de santé et facilite les échanges entre terrain et capitale. D’autre part, il fournit un support technique aux logisticiens terrain en ce qui concerne le choix du site, la construction et l’approvisionnement des matériaux.

BIBLIOTHEQUE OPERATIONNELLE

  • L020EMEM02F-P Préparation aux urgences - The spirit and the toolkit
  • L020EMEM03F-P Les priorités - Situations avec déplacement de populations
  • L043BUIM07EFP Structures de Santé temporaires
  • L043BUIM06F-P Abris - Situations avec déplacement de populations
  • L043BUIX02F-P La bâche en plastique
  • L043SHEX01E-P Transitional settlement for displaced populations
  • L043SHEX02E-P Tents, a guide to the use and logistics of family tents
  • L043SHEX03E-E Shade nets: Use, deployment and procurement

Instructions pratiques de vérification et formulaire de rapport pour contrôle rapide à la livraison

Cette procédure de contrôle vise à signaler toute défaillance majeure qui pourrait survenir avec le matériau. Il ne s’agit pas d’un contrôle exact de toutes les caractéristiques physiques indiquées dans la description technique. Deux personnes sont requises, mais c’est vraiment plus facile avec trois. Il faut environ 2 heures pour un échantillon et jusqu’à six heures pour six échantillons.

Équipements nécessaires

Contrôle physique du produit

  • un ruban de mesure métrique de 10 mètres long
  • une échelle mesurant jusqu’à 100 kg, par incréments de 100 g, pour peser les rouleaux et/ou une échelle mesurant jusqu’à 10 kg, par incréments de 10 g, pour peser les bâches
  • un couteau à lame
  • un carnet de notes, un stylo et autant de copies du formulaire de rapport selon le nombre d’échantillons
  • une calculatrice
  • une paire de ciseaux
  • une règle de 20 cm
  • couteau de poche
  • un marqueur indélébile

Essais mécaniques

  • deux pinces à mâchoires d’au moins 40 mm de largeur
  • un crochet en tige d’acier de 8 mm de diamètre
  • un "poids réglable" afin de peser 10 kg lorsqu’il est combiné avec unedes pinces (par exemple un sac en toile solide rempli de pièces de fer
  • un poids de 70 kg (par exemple une bâche plus le sac de toile)
  • deux barres en bois de 1 m de long et 4 x 4 cm² de diamètre ou l’équivalent
  • un poinçon de 8 mm de diamètre
  • un marteau et quelques clous
  • un pied de biche avec arrache clou

Procédure de contrôle

Contrôle physique

NB. Avant de commencer la procédure, écrire une référence sur chaque rouleau ou bâche à tester en mentionnant le nom du client, la date du test et le numéro de l’échantillon (par exemple MSFKenya-23/03/2019 nr 1, 2, 3,…). Cette référence doit être signalée dans l'en-tête du formulaire de rapport correspondant.

  • peser le rouleau ou la bâche, sans emballage, noter le résultat pour le calcul ultérieur
  • dérouler ou déplier la bâche et vérifier la couleur de la feuille: ce doit être un blanc puissant, sans fluctuation de couleur significative
  • comparer la présence des 6 bandes à la position indiquée sur le dessin (voir figure 1), on peut accepter une fluctuation allant jusqu'à 5 cm de la position donnée
  • les bandes doivent être bleues
  • vérifier qu’il y a un indicateur de longueur à chaque mètre, s’assurer que la distance entre deux marques est vraiment de 1 mètre et vérifier à 3 endroits
  • vérifier la présence du nom du fabricant la date et le mois de fabrication en lettres de 2,5 cm de haut, au moins une fois tous les 6 mètres sur un rouleau et deux fois sur une bâche
  • mesurer la largeur de la bâche ou du rouleau à 3 endroits différents; les mesures doivent être d’au moins 3,96 m à 4,04 mètres
  • mesurer la longueur sur les deux bords et au milieu entre les deux bandes bleues centrales; les mesures doivent être de 6 m pour une bâche ou de 60 m pour un rouleau
  • notez les différences dans la colonne « commentaires » du formulaire de rapport
  • calculer la surface exacte de l’échantillon (longueur et largeur) et calculer le poids spécifique (poids total en grammes divisé par la surface en mètres carrés), le résultat doit se situer entre 209 gr/m² et 231 gr/m²
  • gratter le revêtement blanc de la feuille avec le cutter et vérifier que les fils sont noirs dans les deux directions, chaîne et trame : NB. le gris clair n’est pas acceptable
  • gratter la couche bleue des bandes avec le coupe-fils et vérifier que les fils sont noirs dans les deux directions, la chaîne et la trame : NB. le gris clair n’est pas acceptable

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2. Tests de propriétés mécaniques

NB. Tous les échantillons testés doivent être conservés jusqu’au "contrôle de qualité". En cas de défaillance, la bâche (pièce ou rouleau) doit être conservée pour le contrôle en laboratoire.

Essai de déchirure dans la feuille (voir la figure 2)

  • L’essai doit être effectué au moins 4 fois sur différents échantillons. Coupez 4 échantillons dans le sens de la longueur et 4 échantillons dans le sens transversal de la feuille (en dehors des bandes renforcées !). Les dimensions des échantillons doivent être de 6 x 20 cm² et elles doivent être coupées au préalable à 8 cm du centre. Sur chaque note d’échantillon notez "L" pour le sens de la longueur et "C" pour le sens transversal plus la référence de l’échantillon. (description de l'échantillon: voir la figure 2).
  • Accrochez la première pince avec la corde à n’importe quel support d’environ 2 m de haut. Insérer l’échantillon dans cette pince.
  • Fixez la deuxième pince à l’autre extrémité de l’échantillon. Suspendez lentement un poids de 10 kg (y compris le poids de la pince elle-même) à la seconde pince. Relâchez le poids très soigneusement.
  • Chaque échantillon doit résister au poids de 10 kg. Si un échantillon se déchire, effectuez un test de laboratoire pour confirmer ou annuler ce résultat. L’essai de laboratoire doit consister en un essai de résistance à la traction et à la déchirure.

Test de déchirure dans la bande (voir la figure 3)

  • L’essai doit être effectué sur 3 échantillons par bâche ou rouleau. Coupez 3 morceaux sur 3 bandes différentes comme indiqué sur le dessin (description de l'échantillon: voir la figure 3).
  • Enroulez plusieurs fois une extrémité de l’échantillon autour de la barre en de bois, la serrer avec le deuxième bois et la clouer.
  • Placez les deux extrémités du bois sur un support afin de permettre à l’échantillon de pendre librement (p. ex., les fourches surélevées d’un chariot élévateur).
  • Percez un trou de 8 mm de diamètre au milieu de la bande à 20 cm du bord.
  • Placez le crochet dans le trou que vous avez percé, et suspendez un poids de 70 kg en évitant tout choc. Pour faire un poids de 70 kg, vous pouvez utiliser une balle de bâches, plus le poids supplémentaire que vous aviez dans l’essai précédent.
  • Si l’un des échantillons se déchire,des tests de laboratoire supplémentaires sont nécessaires.

Test de pelage des bandes

  • Retirez un coin d’une bande de la bâche avec le couteau et essayez d’enlever la bande simplement en tirant à la main. Dans la plupart des cas, vous devriez être en mesure d’enlever les bandes. Si ce n’est pas le cas, cela signifie que la bande a été soudée trop fortement. Reportez-le dans la colonne "commentaire" du formulaire de rapport.
  • Pour vérifier que la résistance au pelage n’est pas trop faible, vous devez vérifier qu’il reste des taches noires sur le côté blanc et des taches blanches sur le côté noir. Cela signifie que la fusion de la bande et du matériau de base a été effectuée correctement.
  • Si un côté reste complètement blanc et l’autre complètement noir, cela équivaut à une défaillance et des tests supplémentaires en laboratoire sont nécessaires.
  • Répétez tout le processus sur trois bandes renforcées différentes.

Test de pelage du soudage

  • Si le produit a une soudure au milieu, effectuez le même contrôle de la résistance à l’écaillage sur la soudure.

Test de pelage du revêtement

  • Essayez de retirer le revêtement blanc du tissu noir, il devrait être impossible de peler les morceaux de plus de 1 cm² ou ¼ pouce carré.

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ATTENTION

Les articles qui sont livrés uniquement en kit (motopompes, réservoirs, tuyauterie, outillage et pulvérisateurs) ne sont pas présentés dans le Catalogue Logistique, mais bien dans le Kit Catalogue (KWAT).

DOCUMENT DE REFERENCE MSF

"Technicien sanitaire en situations précaires"

Ce guide est un manuel de référence pour les techniciens, les logisticiens et toutes les personnes concernées par la santé environnementale dans les opérations d'aide humanitaire associées aux catastrophes naturelles ou aux conflits.

Vous y trouverez notamment des informations sur l'approvisionnement en eau, l'assainissement, le traitement des eaux usées et des excreta, la gestion des déchets, la gestion des cadavres , et la lutte anti-vectorielle.

Ce livre porte principalement sur les aspects techniques et sur le matériel; il ne traite pas de la promotion de l'hygiène, mais donne les références d'autres livres qui le font.

EVALUATION DES BESOINS EN MATÉRIEL

1. Besoins en eau

  • Quelle est la population cible? (En considérant les fluctuations possibles dans le futur.)
  • MSF est-elle chargée de l'approvisionnement en eau pour toute la population?
  • Quelle quantité d'eau voulez-vous attribuer par personne et par jour?
    • 5 l est un strict minimum durant la phase d'urgence.
    • 10 l est acceptable pour une période de transition.
    • 20 l devrait être la norme à moyen et long terme.
  • De quelle quantité d'eau avez-vous besoin pour les structures médicales?
    • Centre nutritionnel : 30 l/personne / jour
    • Dispensaire: 5 l/consultation
    • Hôpital: 50 l/lit/jour (40 - 60 l)

NB: Il faut compter 15 % en plus pour les pertes durant le transport et la distribution.

  • Combien de points de distribution sontnécessaires?
  • Combien de fois par jour peut-on remplir les réservoirs?

2. Eau disponible

  • Quels types de sources d'eau sont disponibles? Pluie, lac, rivière, source, puits, forage...
  • A quelle distance se situent-elles?
  • Le transport se fera-t-il par tuyaux ou par camion?
  • Quelle est la qualité de cette eau?
  • Suspectez-vous une contamination fécale?
  • Avez-vous besoin d'un kit d'analyse d'eau?
  • Dans tous les cas, la chloration doit être automatiquement organisée. Dans certains cas elle doit être combinée avec la sédimentation (en réservoirs de 30 m³) ou la filtration (station de traitement de l'eau).
  • Faites un plan de votre camp reprenant votre projet de réseau de distribution: combien de sites, de tuyaux, de routes, d'accès...

3. Besoins en matériel

Prenant en compte vos réponses aux questions ci-dessus et votre plan vous devez définir vos besoins en kits et modules standards MSF qui sont présentés dans ce catalogue.

EXEMPLE

Une population de 30.000 personnes est accueillie dans un camp avec de l'eau disponible à 200 m. MSF est chargée d'approvisionner en eau tout le camp pendant 2 mois.

Besoins en eau

  • Pour la population: 30.000 personnes x 10 litres/personne (période de transition) = 300 m³/jour
  • Pour les structures médicales:
    • centre nutritionnel: 80 patients x 30 litres/patient/jour = 2400 l/jour
    • hôpital: 20 lits x 50 litres/lit/jour = 1000 l/jour
    • total = 3400 l/jour
  • Total des besoins en eau: 300 + 3,4 + 15 % = 350 m³/jour

Distribution

  • Pour la population:
    • 1 rampe de distribution = 6 robinets = 6 x 250 personnes = 1500 personnes
    • 30.000/1500 = 20 rampes = 10 modules distribution d'eau
    • règle d'or:
      • stock minimum = 5 l / personne
      • => 30.000 x 5 l = 150 m³ de capacité totale nécessaire
      • => 150 m³ / réservoir de 15 m³ = 10 réservoirs à commander
  • Pour les structures médicales:
    • 2 jours de capacité de stockage sont obligatoires
    • centre nutritionnel: 2,4 m³ x 2 jours = 4,8 m³ => commander réservoir de 5 m³
    • hôpital: 1 m³ x 2 jours = 2 m => commander réservoir de 2 m³
    • Les structures, étant éloignées de la rivière, seront approvisionnées par camion citerne de 5 m³

Sédimentation

  • Un réservoir de 30 m³ a une hauteur de 1,5 m. La sédimentation se déroule à la vitesse de 100 cm/h.
  • 150/100 = 1,5 h à 2 h est le temps nécessaire pour la sédimentation d'un réservoir plein + compter 1 h pour remplir le réservoir et 1 h pour le vider => temps total requis = 3,5 h à 4 h
  • 5 lots de 25 m³ peuvent être faits en un jour (sans travail nocturne) => un réservoir peut produire 125 m³ par jour
  • Réservoirs nécessaires: 350 m³/ 125 m³ = 3 réservoirs de 30 m³ sont nécessaires

Chloration de l'eau

  • 1 kit contient 15 kg de chlore, bon pour 10.000 personnes pendant une semaine => pour 30.000 personnes 3 kits sont nécessaires
  • Calculs pour chlore additionnel: pour 30.000 personnes pendant 2 mois, 405 kg de chlore sont nécessaires. Moins les 45 kg inclus dans les kits => commander 360 kg de chlore

Pompes à eau

  • 1 pompe pour la sédimentation
  • 1 pompe pour camion citerne
  • 2 pompes pour la distribution restante
  • (diesel ou essence, selon le carburant disponible)

Tuyaux

  • Le plan du réseau fait apparaître un besoin de 480 m de tuyaux.
  • Les kits (pompes et réservoirs) en fournissent déjà une bonne quantité, commander 2 modules de tuyaux supplémentaires pour compléter.

Autres

  • 2 Kits outillage pour eau
  • 2 Kits adaptation 2"/3"

Pompes manuelles

Les pompes manuelles sont des pompes à commande manuelle, utilisant la force humaine pour soulever l'eau des forages ou des puits.

Différents types de pompes manuelles sont utilisées, selon la profondeur du niveau d'eau, le rendement nécessaire et les pompes disponibles.

En choisissant une pompe manuelle, garde toujours à l'esprit que la colonne d'eau devient très lourde à plus grande profondeur et peut être très difficile à soulever, particulièrement pour les femmes et les enfants qui sont principalement responsables de la collecte de l'eau.

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Les antiseptiques sont utilisés pour tuer ou éliminer les micro-organismes et/ou inactiver les virus sur les tissus vivants (peau saine ou lésée, muqueuses).

Ce tableau donne un aperçu des antiseptiques standard mentionnés dans le catalogue MSF.

Tables supplémentaires

ALCOHOL-BASED hand rub /

Solution HYDRO-ALCOOLIQUE

CHLORHEXIDINE digluconate

CHLORHEXIDINE isopropyl alcohol /

CHLORHEXIDINE alcool isopropylique

POLYVIDONE IODINE /

POLYVIDONE IODEE

ANTISEPTIC SOAP /

SAVON ANTISEPTIQUE

gel or solution

Hand rub antisepsis

Antisepsie des mains par friction

0.2% mouthwash / bain de bouche

Oral infections and antisepsis of noma mouth ulcers

Infections buccales et antisepsie des lésions buccales du noma

2% swab/wipe, tampon/lingette

Antisepsis of intact skin (excluding neonates)

Antisepsie de la peau saine (à l'exclusion du nouveau-né)

10% solution

Skin antisepsis, surgical site antisepsis, antisepsis and dressing of wounds, antisepsis of gyn/urinary site

Antisepsie de la peau, antisepsie préopératoire, antisepsie et soins des plaies, antisepsie du site gynéco/urinaire

4% or 7.5% Polyvidone iodine / Polyvidone iodée

Surgical hand washing, cleansing of surgical site, cleansing of wounds

Lavage chirurgical des mains, nettoyage du site chirurgical, détersion des plaies

 

2% aqueous sol. / sol. aqueuse

Antisepsis of intact skin in neonates

Antisepsie de la peau saine chez le nouveau-né

2% coloured sol. / sol. colorée

Surgical site antisepsis on intact skin (excluding neonates)

Antisepsie préopératoire sur peau saine (à l'exclusion du nouveau-né)

10% gel

Wound dressings, wound coverings if not contraindicated

Pansements, couvertures des plaies si pas contre-indiqué

4% Chlorhexidine digluconate

Wound cleaning if polyvidone iodine is contraindicated

Détersion des plaies si contre-indication à la polyvidone iodée

 

5% solution

Diluted at 0.05% for wound antisepsis if polyvidone iodine is contraindicated

Diluée à 0,05% pour l'antisepsie des plaies si contre-indication à la polyvidone iodée

   
 

 

7.1% gel

Antisepsis and care of umbilical cord

Antisepsie et soins du cordon ombilical

   

Spécifications MSF

MSF fournit des récipients sans PVC pour l'utilisation en anesthésie et en médecine d'urgence et pour l'injection de médicaments (y compris les cytostatiques) et d'additifs.

Les récipients en PVC ne peuvent pas être utilisés pour la préparation et l'administration des cytostatiques, ni en néonatologie, obstétrique et pédiatrie.

Récipients

Les récipients de perfusions doivent être incassables et compressibles (système fermé).

  • Le PVC est déconseillé car il libère des phtalates (DEHP) et peut adsorber certains médicaments, il est par exemple incompatible avec les cytostatiques et certains médicaments comme l'amiodarone. Son utilisation n'est pas recommandée en néonatologie, obstétrique et pédiatrie. Depuis 2020, les poches souples en PVC ne sont plus standard MSF.
  • Les poches souples sans PVC ont les propriétés logistiques les plus avantageuses : faible volume et faible poids.
  • Les flacons semi-rigides sans PVC en PE (polyéthylène) ou PP (polypropylène) restent standard pour des produits spécifiques pour lesquels aucune source ou un nombre limité de sources sont disponibles en poches souples sans PVC. Ils présentent également des avantages dans des situations spécifiques : besoin d'injecter de grands volumes dans le soluté de perfusion ou besoin d'un récipient pouvant tenir debout.

Sites d’injection

Les récipients doivent posséder deux sites d'injection protégés contre la contamination :

  • 1 site pour adapter le perfuseur
  • 1 site supplémentaire pour l'ajout éventuel de médicaments (attention aux incompatibilités). Utiliser les étiquettes spécifiques pour indiquer les médicaments ajoutés à la perfusion.

Système de fermeture du récipient

  • La fermeture en élastomère doit être suffisamment ferme pour permettre le passage d'une aiguille avec le minimum de libération de particules possible.
  • Le système à bouchon Eurohead offre la meilleure option contre le risque de contamination. Les flacons à fermeture par soufflage sont fabriqués avec une tête aplatie ; le dispositif Eurohead est ensuite inséré, en classe non aseptique, et le tout est ensuite autoclavé.
  • Le système nipple head (tétine) est à éviter en raison du risque de contamination microbienne par des micro-fuites au niveau de l'emballage primaire.

Emballage secondaire

Pour éviter que les récipients et notamment les poches souples ne soient comprimées sous leur propre poids et qu'apparaissent des points de fatigues au niveau du système de fermeture (favorisant la formation de micro-trous), l'emballage secondaire (carton) doit répondre à certaines spécifications :

  • Assez robuste pour résister aux conditions de transport.
  • Le carton doit être testé sur sa résistance à la compression et à l'éclatement en fonction de la hauteur de la pile et du poids du carton.
  • Le fabricant doit fournir la documentation relative à la valeur de résistance à la compression de l'emballage.

Perfuseur

Les perfusions sont livrées sans perfuseur.

  • Les perfuseurs doivent être commandés séparément.
  • Les solutés de perfusion et les perfuseurs sont livrés dans des emballages séparés. Les quantités correspondantes doivent être emballées ensemble avant toute livraison aux structures de santé.

Catégories d'insuline

Les insulines disponibles sont soit de l'insuline humaine et/ou des analogues de l'insuline humaine.

L'insuline humaine est une insuline de synthèse dont la structure est identique à celle de l'insuline naturelle. Cependant lorsqu'elle est injectée sous la peau, elle diffère de l'insuline naturelle (agrégats et délai d’absorption plus long).

L'insuline analogue est également une insuline de synthèse conçue pour imiter le processus naturel de libération de l'insuline par l'organisme. La séquence d'acide aminés des analogues de l'insuline est modifiée par rapport à l'insuline humaine afin d'en altérer les propriétés pharmacocinétiques. Une fois absorbée, elle agit comme l'insuline humaine mais est absorbée de façon plus prédictible. Les analogues de l'insuline analogue sont nettement plus chers que l'insuline humaine.

Caractéristiques de l'insuline

Les insulines sont classées en fonction de leurs modes d'action :

  • Début d'action : moment où l'insuline commence à agir
  • Pic d'action : moment où l'insuline atteint son efficacité maximale
  • Durée d'action : temps pendant lequel l'insuline agit

Types d'insulines

Il existe trois grands groupes d'insulines : l'insuline à action rapide (ou à courte durée d'action), l'insuline à action intermédiaire et l'insuline à action prolongée.

Insuline d'action rapide (ou de courte durée d'action)

  • Rapidement absorbée par le tissu adipeux (sous-cutané) dans la circulation sanguine.
  • Destinée à fournir le bolus ou l'insuline prandiale nécessaire.
  • Utilisé pour contrôler la glycémie pendant les repas et les collations et pour corriger les hyperglycémies.

Comprend :

Insuline humaine régulière

  • début : approx. 30 min
  • pic : en 2 à 4 heures
  • durée: 6 à 8 heures
  • Plus la dose est élevée plus le début d'action est rapide, mais le délai jusqu'au pic maximum est plus long et la durée d'action s'allonge.
  • Plus la dose est importante, plus le début de l'action est rapide, mais plus le temps nécessaire à l'obtention de l'effet maximal est long et plus la durée de l'effet est longue.
  • L'insuline humaine régulière est moins prédictible que les analogues d'insuline à action rapide.
  • Administrée au moins 30 minutes avant les repas pour atténuer la poussée postprandiale du taux de glucose.
  • par ex. Actrapid®, Humulin R®

Analogues de l'insuline d'action (ultra) rapide (insuline Aspart, insuline Lispro, insuline Glulisine)

  • début : 5 à 15 min
  • pic: en 1 à 2 heures
  • durée : 4 à 6 heures
  • Quelle que soit la dose, élevée ou petite, le début de l'action et le délai pour atteindre l'effet maximal (pic) sont similaires.
  • La durée d'action est affectée par la dose : quelques unités peuvent avoir une durée de 4 heures ou moins, tandis que 25 ou 30 unités peuvent durer 5 à 6 heures. En règle générale, on considère que ces insulines ont une durée d'action de 4 heures.
  • Administrée au moment des repas pour corriger une glycémie élevée
  • par ex. Humalog® (insuline Lispro), Novorapid (insuline Aspart), Apidra® (insuline Glulisine)

Insuline d'action intermédiaire

  • Absorbée plus lentement avec une durée d'action plus longue.
  • Destinée à fournir l'insuline basale nécessaire (lorsqu'elle est administrée au coucher) or l'insuline prandiale (lorsqu'elle est administrée au matin).
  • Utilisée pour couvrir la glycémie entre les repas et pour fournir les besoins en insuline pendant la nuit.

Comprend :

Insuline humaine isophane (NPH)

  • NPH : Neutral Protamine Hagedornis (protamine neutre)
  • Une protéine de poisson, la protamine, a été ajoutée à l'insuline humaine régulière pour retarder son absorption. Comme la NPH est une suspension de cristaux de tailles différentes, son taux d'absorption et son action sont très imprévisibles.
  • début : 1 à 2 heures
  • pic : en 4 à 12 heures
  • durée : 14 à 18 heures
  • Une petite dose administrée avant les repas aura un pic maximal plus précoce et une durée d'action plus courte (pour couvrir les besoins entre les repas), tandis qu'une dose plus élevée administrée au coucher aura un effet maximal plus long et une durée d'action plus longue.
  • par ex. Insulatard®, Humulin N®

Insuline prémélangée (ou insuline biphasique)

  • NPH prémélangée avec de l'insuline humaine régulière ou un analogue d'insuline à action rapide
  • Le profil d'action de l'insuline est une combinaison des insulines à action rapide et intermédiaire
    • début : 30 à 60 minute
    • pic : en 2 à 8 heures
    • durée : 10 à 16 heures
  • Comprend diverses combinaisons:
    • NPH mélangée à de l'insuline humaine régulière dans un rapport 70:30 (70% NPH, 30% régulière). par ex. Mixtard 30®
    • NPH mélangée à un analogue de l'insuline rapide Lyspro dans un rapport 75:25 (75% NP, 25% insuline Lyspro). par ex. Humalog Mix 75/25®
    • NPH mélangée à un analogue de l'insuline rapide Aspart dans un rapport 70:30 (70% NPH, 30% Aspart). par ex. NovoMix 30®

Insuline d'action lente (ou d'action prolongée)

  • Absorbée lentement, avec un pic d'action minimal et un effet de plateau stable qui s'étend sur presque toute la journée (8 à 24 heures).
  • Utilisée pour couvrir la glycémie pendant la nuit, à jeun et entre les repas

Comprend :

Analogues de l'insuline d'action lente (insuline Glargine, insuline Detemir, insuline Degludec)

  • début : 3 à 6 heures (insuline Glargine)
  • pic : dans les premières heures
  • durée : relativement stable de 12 à 24 heures pour l'insuline Detemir et de 24 heures pour l'insuline Glargine
  • par ex. Levemir® (insuline Detemir), Lantus® (insuline Glargine), Tresiba® (insuline Degludec = d'action ultra-lente)

Image

Conservation

Tout contenant d'insuline non ouvert doit être conservé au réfrigérateur entre 2°C et 8°C.

Les flacons ou les stylos d'Insuline en cours d'utilisation peuvent être conservés à température ambiante, entre 15 °C et 30°C, pendant environ 1 mois. L'insuline detemir peut être conservé à température ambiante jusqu'à 42 jours.

Ne pas congeler, protéger de la lumière.

L'exposition à des températures élevées peut entraîner une perte d'efficacité de l'insuline et une altération du contrôle de la glycémie.

L'insuline régulière, les analogues de l'insuline basale (glargine, detemir, et degludec) et les analogues de l'insuline à action rapide (lispro, aspart, et glulisine) sont de couleur claire et incolore et ne doivent pas être utilisées si elles sont troubles ou visqueuses.

Insulinothérapie

​La dose d'insuline s'exprime en unités.

Il n’est pas recommandé de changer le patient d’un type d'insuline à l’autre. Les changements de concentration, de marque (fabricant), de type, d’origine (insuline humaine ou analogue de l’insuline humaine) et/ou de méthode de fabrication peuvent nécessiter un changement de dose.

L'insuline est administrée par injection sous-cutanée soit avec une seringue marquée en unités d'insuline et une aiguille, soit avec un stylo pré-rempli. Les pompes à insuline ne sont pas standard MSF.

Pour les stylos pré-remplis, utiliser uniquement les aiguilles spécifiques aux stylos.

Codes et libellés MSF des insulines

Toutes les insulines ont une concentration de 100 UI/ml, mentionnée dans le libellé (mais pas dans le code).

  • Type d'insuline
    • DINJINSA +++ : insuline analogue
    • DINJINSH +++ : insuline humaine
  • Durée d'action
    • B = biphasique : le rapport est identifié dans le libellé : action rapide / prolongée
    • L = insuline analogue à action prolongée
    • U = insuline analogue ultra rapide
    • I = insuline humaine intermédiaire / isophane
    • R = insuline humaine rapide
  • Volume / Quantité
    • 1 = 10 ml
    • 3 = 3 ml
  • Présentation de l'insuline :
    • V : Flacon de 10 ml
    • C : Cartouche de 3 ml, à utiliser avec un auto-injecteur réutilisable
    • AP : stylo pré-rempli de 3 ml (stylo à insuline à usage unique)
  • Fabricant : dernière lettre du code et du libellé
    • L = Lilly
    • N = Novo Nordisk
    • S = Sanofi

Les formes galéniques présentées en co-formulation (mélange dans une même forme pharmaceutique de plusieurs molécules, appelé en anglais « FDC » = fixed dose combination) sont libellées avec un « / » séparant les différentes molécules.

Exemple: ATOVAQUONE 250mg / PROGUANIL HCl 100mg, comp., >40 kg

Les formes galéniques présentées sous forme de coblisters (molécules dans des formes pharmaceutiques séparées mais combinées dans le même blister) sont libellées avec un « + » séparant les différentes molécules. La forme coblister est toujours mentionnée dans le libellé.

Exemple: SP 1 x 500/25mg + AQ 3 x éq.150-153mg base, coblister comp.disp, 9-17kg

Certains excipients sont interdits dans les médicaments pédiatriques, par exemple l'alcool benzylique dans les formulations injectables, l'éthanol dans la formulation orale (sauf si aucune autre source n'est disponible). Les médicaments pédiatriques oraux contenant du saccharose doivent également être évités autant que possible chez les enfants.

Abréviation

DCI (Dénomination Commune Internationale)Racine
Antipaludiques
ALArtémeter / LuméfantrineDORAARLU
ASArtésunateDEXTARTS
AS/AQArtésunate / AmodiaquineDORAASAQ
AV/PGAtovaquone / ProguanilDORAATOP
CQChloroquineDORACHLQ
DHA/PPQDihydroartemisinine / PipéraquineDORADHAP
MQMéfloquineDORAMEFL
PQPrimaquineDORAPRIM
QNQuinineDORAQUIN
SX/PYRSulfadoxine/PyriméthamineDORASULP
SX/PYR + AQSulfadoxine/Pyriméthamine + AmodiaquineDORASPAQ

Abréviation

DCI (Dénomination Commune Internationale)

Racine

Antituberculeux
BdqBédaquilineDORABEDA
CfzClofazimineDORACLOF
CsCyclosérineDORACYCL
DlmDélamanidDORADELA
EEthambutolDORAETHA
E/H/REthambutol / Isoniazide / RifampicineDORAEHRI
E/H/Z/REthambutol / Isoniazide / Pyrazinamide / RifampicineDORAEHZR
EtoEthionamideDORAETHN
HIsoniazideDORAISON
H/Z/RIsoniazide / Pyrazinamide / RifampicineDORAHZRI
H/RIsoniazide / RifampicineDORAHRIF
LfxLévofloxacineDORALEFX
LzdLinézolideDORALINE
MkxMoxifloxacineDORAMOXI
PAS-sodiumPara-aminosalicylate sodium (PAS-sodium)DORAPASS
PaPrétomanidDORAPRET
PtoProthionamideDORAPRON
ZPyrazinamideDORAPYRZ
RfbRifabutineDORARIFB
RRifampicineDORARIFA DINJRIFA
RPTRifapentineDORARIFP

Abréviation

DCI (Dénomination Commune Internationale)

Racine

Antirétroviraux
ABCAbacavirDORAABCV
ABC/3TCAbacavir / LamivudineDORAABLA
ATVAtazanavirDORAATAZ
ATV/rAtazanavir / RitonavirDORAATVR
CABCabotégravirDINJCABO
DVPDapivirineDEXTDAPI
DRVDarunavirDORADARU
DRV/rDarunavir / RitonavirDORADRVR
DTGDolutégravirDORADOLU
EFVEfavirenzDORAEFAV
ETVEtravirineDORAETRA
3TCLamivudineDORALAMI
LPV/rLopinavir / RitonavirDORALPVR
NVPNévirapineDORANEVI
RALRaltégravirDORARALT
rRitonavirDORARITO
TDF/FTCTénofovir / EmtricitabineDORATEEM
TDF/3TCTénofovir / LamivudineDORATELA
TDF/FTC/EFVTénofovir / Emtricitabine / EfavirenzDORATEEF
TDF/3TC/EFVTénofovir / Lamivudine / EfavirenzDORATELE
VGCVValganciclovirDORAVALG
AZTZidovudineDORAYIDO
AZT/3TCZidovudine / LamivudineDORAYILA
AZT/3TC/NVPZidovudine / Lamivudine / NévirapineDORAYILN

Tous les vaccins fournis par MSF sont préqualifiés par l'OMS. En cas d'indisponibilité de vaccins préqualifiés, MSF procurera des vaccins sans label de préqualification mais homologués par des autorités de réglementation stricte. Avant de commander les vaccins, vérifier s'il existe des exigences particulières concernant la politique nationale des vaccins (souches, PCV, ...) et les organismes de réglementation.

PRODUITS THERMOSENSIBLES ET CHAÎNE DE FROID

(Cf Introduction: Les produits thermosensibles et la Chaîne de froid)

Les vaccins ainsi que la plupart des médicaments et des tests de diagnostic rapide sont des produits très sensibles (lumière et température). L'exposition à la chaleur et/ou à la congélation peut avoir un impact négatif sur la qualité, la sécurité et l'efficacité.

Les codes thermosensibles sont définis uniquement pour les exigences de température de stockage et de transport. Ils sont alignés sur les installations de stockage générales (ou ciblées) sur le terrain (congélateurs, réfrigérateurs, pharmacies, entrepôts médicaux ou véhicules de transport) et leurs plages de températures cibles.

Dans les catalogues médicaux et sur les outils de commande, tous les produits thermosensibles sont associés à un code thermosensible figurant dans le tableau ci-dessous.

CodeDéfinitionPlage de Température
CT30/CT3+Température contrôlée 2°C-30°C2-30°C
CT25Température contrôlée 2°C-25°C2-25°C
1525Température contrôlée 15°C-25°C15-25°C
0208Chaîne froid/ Réfrigéré 2°C-8°C2-8°C
F-20Congelé <20°C<-20°C
FSRTCongelé pour Stockage, Réfrigéré pour Transport<-20°C/2-8°C

Tous les vaccins thermosensibles associés au code 0208 doivent être conservés au réfrigérateur et transportés en chaîne de froid. La « chaîne de froid » désigne l’ensemble des moyens utilisés pour transporter et stocker les produits thermosensibles entre +2ºC et +8ºC.

COMMENT GARANTIR L'EFFICACITÉ DES PRODUITS THERMOSENSIBLES

En général

  • Accorder une attention particulière au stockage et au transport.
  • Certains vaccins, médicaments et tests de diagnostic rapide transportés en chaîne de froid risquent d’être sérieusement endommagés par la congélation :
    • pour leur transport, utiliser uniquement des accumulateurs remplis d'eau froide. Les placer au minimum 12 heures au réfrigérateur. Les accumulateurs pré-remplis de liquide eutectique (gel coloré) ne conviennent pas car leur point de congélation peut se situer au-dessous de 0ºC.
    • attendre que les accumulateurs congelés remontent à 0ºC avant de les placer dans la glacière (les garder à température ambiante pendant au moins 30 minutes, jusqu’à ce qu’ils « transpirent » et qu'un niveau de liquide apparaisse dans les accumulateurs.

Les vaccins

  • Conformément aux recommandations de l’OMS :

Tous les vaccins doivent être maintenus entre +2ºC et +8ºC depuis leur fabrication jusqu’à leur administration.

  • Certains vaccins ont une étiquette de préqualification CTC (Chaîne de Température Contrôlée) de l'OMS. Cela signifie que :
    • Le vaccin est stable et peut être conservé jusqu'à 3 jours à une température ne dépassant pas 40°C, immédiatement avant l'administration, à condition que la PCV n'ait pas atteint la limite et que la date de péremption ne soit pas dépassée.
    • Tous les vaccins qui n'ont pas été utilisés durant l'excursion CTC doivent être jetés.
    • Pour l'utilisation du CTC : voir article associé CARTE indicateur dépassement +40°C (Temptime) irréversible (PCOLMONICTB)
    • La mise en œuvre du CTC ne doit se faire qu'après une planification préalable et une formation appropriées
    • Actuellement, il existe trois vaccins préqualifiés avec une étiquette CTC :
      • vaccin choléra oral, Shanchol (DVACVCHO1V-) (40°C/14 jours)
      • vaccin méningocoque A conjugué 1-29 ans, MenAfriVac 10mcg (DVACVMENA1VD) ( 40°C/4 jours)
      • vaccin HPV quadrivalent, (DVACVHPV4V- Gardasil) (42°C/3 jours) : contacter votre département médical
  • Congélation des vaccins :
    • L’OMS ne recommande plus la congélation des vaccins, à l'exception du vaccin polio oral au niveau national et régional.
    • Les vaccins BCG, rougeole, fièvre jaune, méningite et Hib doivent être maintenus entre +2ºC et +8ºC mais ne doivent plus être congelés. Leur congélation est sans conséquence mais est inutile (sauf dans certaines situations exceptionnelles).
  • Les diluants doivent être à la même Tº que les vaccins (entre 2ºC et 8ºC) au moment de leur reconstitution. Il n'est pas nécessaire de les conserver au réfrigérateur, mais la quantité nécessaire de diluant doit être placée au réfrigérateur ou dans une glacière 24 heures avant utilisation. Les diluants ne doivent jamais être congelés.

LA PASTILLE DE CONTRÔLE DU VACCIN (PCV)

L’exposition à la chaleur d’un vaccin est cumulative.

La PCV est une étiquette thermosensible placée sur les flacons de vaccin qui indique si le vaccin a été exposé à des températures excessives pendant une certaine période. Les effets combinés du temps et de la température provoquent un changement de couleur de la PCV progressif et irréversible.

Les PCV sont établies en fonction de la courbe de stabilité de chaque vaccin, plus une marge de sécurité. Les niveaux de réaction à la chaleur sont spécifiques aux 4 modèles de PCV, en fonction de leur stabilité à la chaleur (voir tableau 1) :

Image

La PCV indique clairement si un vaccin peut être utilisé ou non (voir figure 2).

Image

Tous les flacons de vaccins n'ont pas encore de PCV. Utiliser de préférence les vaccins munis d'une PCV.

Attention, la PCV ne remplace pas les autres indicateurs de température. Il est évident qu'un vaccin ayant une PCV correcte mais dont la date de péremption est dépassée ne peut pas être utilisé.

GESTION DE LA CHAÎNE DE FROID

MSF fournit seulement des équipements préqualifiés par l'OMS (PQS). Consultez votre département technique avant de commander du matériel de chaîne de froid car un choix incorrect peut entraîner des pertes importantes de vaccins / médicaments / tests de diagnostic rapide, des retards dans le programme, ou pire, l’utilisation de produits inefficaces.

La maintenance est importante pour tous les équipements et doit être effectuée régulièrement pour garder le matériel en bon état. Les détails de ces tâches peuvent être trouvés dans la documentation technique et les guides.

L’équipement de chaîne de froid est divisé en deux groupes principaux :

La catégorie chaîne de froid active comprend tous les équipements qui nécessitent de l’énergie pour produire et maintenir le froid. Ce type d’équipement est principalement utilisé pour le stockage des produits ou la production d’accumulateurs de froid. Cette catégorie comprend :

  • les réfrigérateurs doublé de glace (Ice-lined)
  • les congélateurs : utilisés pour la production d’accumulateurs de froid ou le stockage de produits F-20
  • les chambres froides

La catégorie chaîne de froid passive comprend les équipements qui, pour maintenir le froid, nécessitent des accumulateurs de froid pré-conditionnés. Cette catégorie comprend :

  • les glacières
  • les porte-vaccins
  • les accumulateurs de froid

Le choix de l’équipement PCOL est déterminé par la capacité de stockage des vaccins nécessaire, la durée de vie du froid nécessaire, le poids et le volume de la boîte (dépend du mode de transport) et le nombre d’accumulateurs de froid nécessaires. Se référer au catalogue PCOL pour les spécifications des fabricants et les détails des articles.

Recommandations pratiques

Il est recommandé de toujours effectuer la qualification des réfrigérateurs avant de les utiliser pour le stockage de médicaments. Vous pouvez demander à votre référent chaîne de froid et à votre centrale d'achat MSF tout le support nécessaire pour effectuer la qualification.

Choisir et former une personne responsable de la chaîne de froid + un suppléant en charge de :

Suivi de la température

Les produits thermosensibles nécessitent un contrôle continu de la température tout au long de leur cycle de vie en utilisant des articles standards inclus dans le catalogue PCOL tels que :

  • thermomètre à alcool
  • indicateur de congélation (FreezeTag®)
  • enregistreur de données historiques (LogTag®)
  • surveillance et alertes à distance (BluLog®)

Pour plus d’informations sur leur utilisation et leur configuration, reportez-vous aux conseils et protocoles spécifiques de votre Centre Opérationnel. ​

Gestion des stocks

  • Prévoir un plan d'urgence en cas de rupture de la chaîne de froid, avec :
    • des conteneurs isothermes pour stocker les produits les plus sensibles
    • des accumulateurs de froid congelés en quantité suffisante et leur renouvellement (en fonction du nombre et du type de glacière)
    • une liste des produits classés par niveau de thermosensibilité afin de définir rapidement la conduite à tenir
  • Consigner soigneusement toute panne (durée, températures atteintes et produits exposés) et se référer au pharmacien du département médical pour définir la conduite à tenir.
  • Stocker les produits thermosensibles en fonction de leur date de péremption (premier périmé, premier sorti).
  • Ne pas entreposer d’aliments ni de boissons dans les réfrigérateurs et les congélateurs à usage médical.

Transport

  • Lors de la distribution, protéger les produits qui ne supportent pas la congélation car le risque est particulièrement élevé à ce moment-là.
  • Établir des procédures pour le transport des produits thermosensibles et pour la préparation des glacières.
  • Placer du carton entre les produits et les accumulateurs pour éviter tout contact direct.

Évaluation de la chaîne de froid existante

  • La qualité de la chaîne de froid est-elle satisfaisante ?
  • Les réfrigérateurs ont-ils été qualifiés et le rapport de qualification est-il disponible ?
  • Les procédures de gestion de la chambre froid ont-elles été définies et sont-elles disponibles ?
  • L’équipement est-il adapté à vos besoins en termes de volume et de performance ?
  • L’équipement est-il en bon état de marche ?
  • Quelle est la fiabilité de l’alimentation électrique ?
  • L'équipement est-il accessible en permanence ?
  • Les réfrigérateurs et congélateurs sont-ils situés dans des locaux frais et propres ?
  • La capacité est-elle suffisante pour stocker tous les produits thermosensibles et pour congeler les accumulateurs ?
  • Le matériel de surveillance est-il complet et fonctionnel dans chaque réfrigérateur / congélateur ?
  • Les procédures de contrôle des produits thermosensibles à l’arrivée et au départ sont-elles établies ?
  • Les fiches de température sont-elles correctement remplies deux fois par jour ?

Évaluation des besoins

  • Quelle est la nature de vos activités (vaccination de routine, campagne de vaccination, laboratoire…) ?
  • Quel est le volume de stockage dont vous avez besoin ?

Le volume des vaccins varie en fonction de la présentation et du fabricant.

Pour 1 dose en flacon de 10 doses de vaccins injectables, il faut prévoir 2 à 3 cm3.

Pour stocker 1.000 doses, il faut prévoir :

  • 2 litres si 2 cm3/ dose
  • 3 litres si 3 cm3/ dose
  • 2,5 litres si 2,5 cm3/ dose

Attention

Les vaccins nouvellement introduits dans les programmes (rotavirus, choléra...) sont souvent plus volumineux. Vérifier systématiquement au moment de passer la commande.

Pour connaître le volume des médicaments et des tests de diagnostic, contactez votre centrale d’achats.

  • De quelle capacité de congélation avez-vous besoin pour les accumulateurs ?
  • De combien de glacières, de porte-vaccins et d'accumulateurs avez-vous besoin ?
  • Quels sont les outils de surveillance à commander (thermomètres, indicateurs de congélation, ...) ?

RECOMMANDATIONS OMS SUR LES FLACONS DE VACCINS ENTAMÉS

Le terme « flacon entamé » désigne un flacon de vaccin dont une ou plusieurs doses ont été utilisées au cours d’une séance de vaccination.

WHO Policy statement: Multi-dose Vial Policy (MDVP). Revision 2014:
https://apps.who.int/iris/handle/10665/135972

Les recommandations de l'OMS s'appliquent uniquement aux vaccins qui répondent aux spécifications de l'OMS en matière d'efficacité et de thermostabilité et qui contiennent une quantité adéquate d'agent de conservation. Les vaccins fournis par MSF répondent à ces exigences.

  • L'emplacement de la PCV donne une première indication sur l'application de la politique des flacons multidoses :
    • Si la PCV se trouve sur l'étiquette du vaccin : le flacon de vaccin, une fois ouvert, peut être conservé pour les séances de vaccination ultérieures jusqu'à 28 jours, quelle que soit la formulation du produit (liquide ou lyophilisé)
    • Si la PCV est fixée à un endroit différent de celui de l'étiquette : le flacon de vaccin doit être jeté à la fin de la séance de vaccination ou dans les 6 heures suivant son ouverture, selon la première éventualité, quelle que soit la formulation du produit.
  • Vérifiez la notice du vaccin pour vous assurer que l'utilisation d'un produit spécifique est autorisée jusqu'à 28 jours après l'ouverture du flacon.
  • Afin d'appliquer la politique des flacons multidoses, les bonnes pratiques d'injection doivent être respectées à tout moment. Par exemple, une nouvelle seringue et une nouvelle aiguille stériles doivent être utilisées pour chaque injection, et l'aiguille ne doit jamais être laissée à l'intérieur du flacon. De plus, le septum ne doit pas être contaminé ni avoir été immergé dans l'eau, et le contenu du flacon ne doit présenter aucune trace visible de contamination. Tout flacon de vaccin sans étiquette ou avec une étiquette illisible ne doit jamais être utilisé.

Attention

Toujours vérifier le protocole national concernant l'utilisation des flacons entamés.

COMMANDES DE VACCINS

Les commandes se font toujours en nombre de doses et non en nombre de flacons !

Formule pour une première commande

Nombre de doses nécessaires = population cible x objectif de couverture x nombre de doses par personne (selon le calendrier vaccinal) x facteur de perte + stock de réserve (par exemple 25%)

Formule pour les commandes suivantes

Nombre de doses nécessaires – nombre de doses en stock

Facteur multiplicateur de perte

Le facteur multiplicateur de perte permet de calculer le nombre réel de doses à commander pour vacciner la population cible, en tenant compte des pertes estimées en fonction de la stratégie de vaccination (activités de vaccination de routine ou campagne de masse), du type de vaccin (lyophilisé ou liquide) et de sa présentation (multidose ou monodose).

  • Pour les activités de vaccination de routine :

=> BCG : x 2 (50 % de perte)

=> Autres vaccins : x 1,05 à 1,66 (5 à 40 % de perte) ou données spécifiques disponibles pour vos activités

  • Pour les campagnes de vaccination ou dans les pays (programme national) :

=> x 1,17 (15 % de perte)

Le facteur multiplicateur est un facteur standard basé sur l’expérience permettant de calculer la première commande. Pour un programme à long terme, il devra être adapté en fonction des pertes réelles ou des données spécifiques disponibles concernant le vaccin (en consultation avec le département médical).

Exemple :

  • Commande initiale de DTC-Hib-HepB pour la vaccination des enfants âgés de 0 à 11 mois :
    • Population totale = 50.000 habitants
    • Population cible (4%) = 2.000 personnes
    • Couverture à 100% (x 1) = 2.000 personnes
    • Nombre de doses (x 3) = 6.000 doses
    • Nombre de doses + perte (x 1,17) = 7.020 doses
    • Nombre de doses + perte (x 1,17) + réserve (x 1,25) = 8.775 d./an

=> Besoins pour trois mois => 2.194 doses

  • Commande pour les trois prochains mois :
    • Besoins estimés pour trois mois = 2.194 doses
    • Nombre de doses en stock = 220 doses

=> A commander : 2.194 - 220 = 1.974 doses

  • Calcul du volume de stockage :
    • par exemple : 1 dose = 3 cm3
    • 2.194 x 3 cm3 = 6.582 cm3
    • 6.582 cm3 / 1.000 = 6,6 litres (1 litre = 1.000 cm3)

DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE

  • Thermostabilité des vaccins (WHO/IVB/06.10)
  • Médicaments essentiels, MSF - L014DRUM01F-P
  • Guide clinique et thérapeutique, MSF - L002CLIM01F-P
  • Prise en charge d'une épidémie de rougeole, MSF - L003MEAM01F-P
  • Cold Chain Management guideline - 1st edition 2022 - L049COLM08E-P
  • Catalogue logistique (famille chaîne de froid), MSF - L045CATM07EFP

PRÉREQUIS

Avant de débuter un programme de radiographie, il faut:

  • Se renseigner sur les réglementations nationales en matière de radiations, car elles peuvent avoir un impact sur le choix de l'équipement, la conception de la salle de radiologie, les exigences en matière de radioprotection, les licences, les exigences en matière de personnel, etc.
  • Contacter le Diagnostic Imaging Working Group (diagnostic-network@msf.org) pour:
    • choisir du matériel de radiographie ou évaluer le fonctionnement de l’équipement existant
    • organiser l'installation, l'implémentation, la maintenance et le support technique
    • évaluer le local de radiographie et les besoins en équipement de protection général et individuel
    • organiser la visite d'un technicien radiologique expérimenté pour la formation
    • évaluer et/ou fournir une formation sur les indications cliniques appropriées (utilisation des rayons X) et l'interprétation des rayons X pour l'équipe médicale

MESURES GÉNÉRALES DE RADIOPROTECTION

Protection du personnel et des accompagnants

  • Le temps, la distance et la protection sont les principes fondamentaux des mesures de radioprotection.
  • Le temps
    • Le cas échéant, réduisez le temps passé à proximité de la source de rayons X. Limitez l'accès à la salle de radiologie aux seules personnes absolument nécessaires.
  • La distance
    • L'une des mesures les plus simples et les plus efficaces. Augmentez la distance qui vous sépare de l'appareil à rayons X et du patient lorsque vous effectuez des radiographies - en particulier lorsque vous utilisez un appareil à rayons X mobile afin de diminuer votre dose (loi du carré inverse).
  • Protection
    • Les salles de radiologie fixes sont conçues pour protéger les opérateurs en fournissant une barrière de protection (p.ex. des murs doublés de plomb et des fenêtres en verre au plomb).
    • Les opérateurs utilisant une radiographie mobile portent des vêtements de radioprotection (tablier en plomb ou en matériau équivalent au plomb et protection de la thyroïde).
  • Extra
    • ​Toute personne restant à côté du patient lors la prise de clichés doit:
      • se placer le plus loin possible du faisceau RX
      • porter une tenue de radioprotection individuelle complète (tablier et protection thyroïde en plomb ou en materiau équivalent en plomb)

Protection des patients

  • Justification: prendre des clichés radiographiques uniquement s'il y a une indication clinique. Voir les indications radiologiques de MSF.
  • Optimisation - ALARA, utiliser des doses RX aussi réduites que possible pour le patient/examen spécifique qui produit une image de qualité. Voir le tableau d'exposition aux rayons X de MSF (nécessite des radiographes formés).
  • S'assurer que la technique radiographique appropriée est utilisée pour chaque examen, y compris la restriction du faisceau de rayons X à la zone d'intérêt (collimation), l'utilisation correcte de l'équipement radiographique, la communication avec le patient et la mise à disposition de supports de positionnement.
  • S'assurer qu'une politique appropriée est en place pour le dépistage des patientes potentiellement enceintes avant d'effectuer des examens radiographiques.

MESURE DES DOSES RADIOACTIVES

Avant de débuter un programme de radiographie, il faut:

  • S’informer sur les normes nationales de radioprotection
  • Vérifier s’il existe un organisme national chargé du contrôle des doses radioactives par dosimétrie et essayer d’installer un système de contrôle comparable

Pour plus d'information, contacter le "Diagnostic Imaging Working Group" (diagnostic-network@msf.org).

CHOIX D’UN APPAREIL DE RADIOGRAPHIE

L'équipement radiologique le plus approprié dépendra des exigences spécifiques du projet. L'appareil à rayons X WHIS-RAD ou MULTI-RAD est généralement préféré comme option principale pour les projets MSF basés dans les hôpitaux, mais il peut ne pas convenir dans tous les scénarios. Avant de commander du matériel de radiographie, il est indispensable de contacter le "Diagnostic Imaging Working Group" (diagnostic-network@msf.org) pour un avis sur les besoins de sécurité radiologique, les besoins en ressources humaines, le soutien technique et l' équipement complémentaire nécessaire.

Définition

La famille EEMD (Dispositifs médicaux électro-mécaniques) inclue l'équipement médical avec leurs accessoires, consommables et pièces détachées qui fonctionnent à l’aide d’énergie électrique et/ou à travers des mécanismes physiques intégrés.

Guide MSF

Voir le guide MSF que chaque mission devrait avoir et lire!

  • Guideline pour la gestion des Équipements Médicaux, MSF, 2021

Codification MSF

Chaque type d’équipement est identifié avec une racine spécifique de 3 lettres

  • + E pour l’équipement = Dispositifs médicaux nécessitant un étalonnage, une maintenance, une réparation, une formation des utilisateurs et une mise hors service (la machine, l’appareil, le dispositif parent)
  • + A pour les accessoires = Pièces ou dispositifs supplémentaires réutilisables, utilisés en combinaison avec un article d'équipement médical, pour fournir une fonctionnalité spécifique ou supplémentaire (p.ex. sonde échographie, lecteur de codes barres, sac de transport, gaine chauffante).
  • + C pour les consommables = Articles nécessitant un remplacement périodique. Le remplacement peut être nécessaire pour réduire les risques d'infection croisée (p.ex. canule, masque, filtre anti-bactérien, seringue, tubulure, etc.) ou pour assurer la continuité des performances de l'appareil (p.ex. filtres à air (à poussière), joints d'étanchéité, etc.).
  • + S pour les pièces détachées = Composants intégraux qui sont remplacés afin de rétablir le fonctionnement, la sécurité ou l'intégrité physique de l'équipement. Les pièces de rechange peuvent être achetées neuves ou, lorsqu'elles sont conformes aux exigences du fabricant et selon législation locale, être retirées et conservées pour une utilisation ultérieure lors de la mise hors service de l'équipement.

Autres spécifications pour le code : qualificatif par marque selon une numérotation séquentielle.

La personne qui définit les besoins en accessoires, consommables et pièces de rechange est

  • pour les accessoires => personnel médical
  • pour les consommables => personnel logistique ou médical, selon le type de consommable : pour l'utilisation (médical) ou pour la maintenance technique (logistique)
  • pour les pièces de rechange => personnel logistique

Articles MSF

Les différentes racines pour l’équipement standard sont

Racine

BFW+

Réchauffeur de sang/liquide

CPA+

CPAP Ventilation en pression positive continue

CON+

Concentrateur d'oxygène

OCFEStation de remplissage de cylindres à oxygène

DEF+

Défibrillateur

DER+

Dermatome électrique

DRI+

Perceuse chirurgicale

ECG+

E.C.G. Electrocardiographe

EDC+

Compteur de gouttes électronique

ENP+

Pompe nutrition entérale

ESU+

Bistouri électrique

FHD+

Doppler cardiaque foetal

FLW+

Réchauffeur de liquide

HEP+

Matelas chauffant électrique

HEL+Lampe frontale

INP+

Pompe à perfusion d'usage général

LEX+

Lampe d'éclairage examen

LOP+

Lampe de salle d’opération

MAF+

Système de pression alternée pour matelas

MON+

Système de surveillance physiologique d’un patient

NEC+

Nébulisateur + compresseur

PHO+

Unité de photothérapie pour nouveau-né

POX+

Oxymètre de pouls

FPX+Oxymètre miniature

PUM+

Pompe de dégagement des voies respiratoires

SAW+

Scie oscillante

SHC+

Tondeuse chirurgicale

SPH+Sphygmomanometer

SYP+

Pousse-seringue

TAO+

Table d'opération

VAC+

Système d’aspiration chirurgicale

VIC+

Ventilateur soins intesifs

WAI+

Réchauffeur néonatal

WAU+

Système de couverture chauffante par air

D'autres familles comportent également des dispositifs médicaux électro-mécaniques: EANE, EDIM, ELAE, ESTE

Composants de l'équipement

Lors de la commande de matériel médical EEMD *** E, certains accessoires et consommables sont livrés avec l’équipement. Ils sont répertoriés dans la fiche technique, aux rubriques «composants» et/ou « livré(s) avec l’article ». Ces articles sont fournis par le fabricant et / ou compilés par les centres d'approvisionnement MSF (ESC's) pour accompagner l'équipement. Cela garantit que l'équipement peut être utilisé correctement à l'arrivée dans le projet MSF.

Normes

Norme générale

IEC = Commission Internationale Électrotechnique

IEC 60601-1 Edition 3.1 (or IEC 60601-1:2005+AMD1:2012 +AMD2:2020) Appareils électromédicaux - première partie : règles générales de sécurité

  • La CEI 60601 est une série de normes techniques pour la sécurité et les performances essentielles des appareils électro-médicaux, publiées par la Commission électrotechnique internationale
  • Elle concerne tout type d'appareil électromédical sans distinction
  • Elle est présentée en dix sections :
    • Généralités : Domaine d'application et objet de la norme. Terminologie et définitions, caractéristiques générales des appareils.
    • Condition environnement
    • Protection contre les chocs électriques
    • Protection contre les chocs mécaniques
    • Protection contre les risques dus aux rayonnements non désirés ou excessifs
    • Protection contre les risques d'ignition de mélanges anesthésiques inflammables
    • Protection contre les températures excessives et autres risques.
    • Précision des caractéristiques de fonctionnement et protection contre les caractéristiques de sortie présentant des risques.
    • Fonctionnement anormal et conditions de défaut, essais d'environnement.
    • Règles de construction

La version européenne EN de la norme est identique à la norme CEI.

L'équipement et tous les accessoires sélectionnés par MSF sont testés conformément à la norme principale régissant la conception des dispositifs médicaux.

Normes collatérales

Les normes collatérales (numérotées 60601-1-X) définissent les exigences relatives à certains aspects de la sécurité et des performances, ou de la protection lors de l’utilisation diagnostique des rayons X.

  • IEC 60601-1-2: Perturbations électromagnétiques - Exigences et essais
  • IEC 60601-1-3: Radioprotection dans les appareils à rayonnement X de diagnostic
  • IEC 60601-1-6: Aptitude à l'utilisation
  • IEC 60601-1-8: Exigences générales, essais et guide pour les systèmes d'alarme des appareils et des systèmes électromédicaux
  • IEC 60601-1-9: Exigences pour une conception éco-responsable
  • IEC 60601-1-10: Exigences pour le développement des régulateurs physiologiques en boucle fermée
  • IEC 60601-1-12: Exigences pour les appareils électromédicaux et les systèmes électromédicaux destinés à être utilisés dans l'environnement des services médicaux d'urgence

Normes particulières

Des normes particulières pour les appareils électromédicaux, numérotées 60601-2-X / 80601-2-X, définissent les exigences pour des produits spécifiques ou des mesures spécifiques intégrées aux produits. Ces normes de qualité sont répertoriées dans les fiches techniques par équipement sous «normes».

  • EN 60601-2-2 : Règles particulières de sécurité pour appareils d'électrochirurgie à courant haute fréquence
  • EN 60601-2-3: Exigences particulières de sécurité pour appareils de thérapie à ondes courtes
  • EN 60601-2-4: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des défibrillateurs cardiaques
  • EN 60601-2-10: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des stimulateurs de nerfs et de muscles
  • EN 80601-2-12: Exigences particulières de sécurité pour ventilateurs pulmonaires - Ventilateurs pour utilisation en soins intensifs
  • EN 80601-2-13: Exigences particulières de sécurité de base et de performances essentielles pour les postes de travail d'anesthésie
  • EN 60601-2-21 : Exigences particulières de sécurité des incubateurs radiants pour nouveau-né
  • EN 60601-2-24: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des pompes et régulateurs de perfusion
  • EN 60601-2-25 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des électrocardiographes
  • EN 60601-2-27: Exigences particulières de sécurité des appareils de surveillance d'électrocardiograhie
  • EN 60601-2-28: Règles particulières de sécurité pour les ensembles radiogènes à rayonnement X et les gaines équipées pour diagnostic médical
  • EN 80601-2-30 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles de sphygmomanomètres non invasifs automatiques
  • EN 60601-2-31: Exigences particulières de sécurité des stimulateurs cardiaques externes à source d'énergie interne
  • EN 80601-2-35: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des dispositifs de réchauffage utilisant des couvertures, des coussins ou des matelas chauffants et destinés au réchauffage des patients en usage médical
  • EN 60601-2-37: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des appareils de diagnostic et de surveillance médicaux à ultrasons
  • EN 60601-2-41: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des éclairages chirurgicaux et des éclairages de diagnostic
  • EN 60601-2-43 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des appareils à rayonnement X lors d'interventions
  • EN 60601-2-46 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des tables d'opération
  • EN 80601-2-49: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des moniteurs multifonctions des patients
  • EN 60601-2-50: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des appareils de photothérapie pour nouveau-nés
  • EN 60601-2-52: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des lits médicaux
  • EN 60601-2-54: Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des appareils à rayonnement X utilisés pour la radiographie et la radioscopie
  • EN 80601-2-55 : Exigences particulières relatives à la sécurité de base et aux performances essentielles des moniteurs de gaz respiratoires
  • EN 80601-2-56 : Exigences particulières relatives à la sécurité fondamentale et aux performances essentielles des thermomètres médicaux pour mesurer la température de corps
  • EN 60601-2-57 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des appareils à source de lumière non-laser prévus pour des utilisateurs thérapeutiques, de diagnostic, de surveillance et de cosmétique/esthétique
  • EN 80601-2-61 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles pour les oxymètres de pouls
  • EN 80601-2-67 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des économiseurs d'oxygène
  • EN 80601-2-69 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des dispositifs concentrateurs d'oxygène
  • EN 80601-2-74 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des équipements d'humidification respiratoire
  • EN 80601-2-79 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des équipements d'assistance ventilatoire en cas de trouble ventilatoire
  • EN 80601-2-80 : Exigences particulières pour la sécurité de base et les performances essentielles des équipements d'assistance ventilatoire en cas d'insuffisance ventilatoire
  • EN 80601-2-84: Appareils électromédicaux — Partie 2-84: Exigences particulières relatives à la sécurité de base et aux performances essentielles des ventilateurs utilisés dans l'environnement des services médicaux d'urgence

Protection contre les chocs électriques

La norme CEI 60601-1 a un impact significatif sur le processus de développement du produit, allant au-delà du test et de la vérification des performances. Ceci est dû au fait que la complexité du produit donne généralement lieu à d'innombrables cas de tests potentiels, permutations et combinaisons dans les modes de fonctionnement normaux et anormaux, et ceux-ci ne peuvent pas être évalués dans la seule conception finale.

Bien que les alimentations électriques ne soient pas en soi des dispositifs médicaux et ne soient donc pas directement couvertes par la norme CEI 60606-1, elles font néanmoins partie intégrante de la conception et du fonctionnement des équipements médicaux.

Méthode de protection

Tous les équipements électriques sont classés en classes selon la méthode de protection contre les chocs électriques utilisée.Elle décrit la manière dont l'équipement électrique est protégé contre les chocs électriques : en étant relié à la terre, par une double enveloppe .....

Pour les équipements électriques alimentés par le secteur, deux niveaux de protection, appelés "protection de base" et "complémentaire", sont généralement utilisés. La protection supplémentaire est destinée à jouer en cas de défaillance de la protection de base.

  • Équipement Classe I : isolation entre les parties sous tension et les parties conductrices exposées, avec protection supplémentaire: 3ième conducteur de terre. Symboles vus sur un équipement mis à la terre
  • Équipement Classe II : Isolation renforcée ou double isolement
  • Équipement Classe III : Alimentation interne ou en TBTS, Très Basse Tension de Sécurité
    • Max 25 V en alternatif
    • Max 60 V en continu

Image

Degré de protection

Le degré de protection des appareils électro-médicaux est défini par la désignation du type. La raison de l'existence de la désignation de type est que différents équipements électriques médicaux ont différents domaines d'application et, par conséquent, différentes exigences en matière de sécurité électrique.

B, BF et CF est une classification pour les pièces apposées = parties du dispositif médical qui sont en contact physique direct avec le patient.

Les types sont attribués selon le niveau de protection aux fuites de courant

  • Type B
    • B = "Body"
    • l'équipement fonctionne dans un rayon de 2 mètres du patient, mais sans contact avec le patient
    • dispositif médical à entrées non-flottantes
    • niveau moyen de protection électrique du patient
  • Type BF
    • BF = "Body Floating"
    • l'équipement entre en contact physique avec le patient
    • dispositif médical à entrées flottantes
    • niveau moyen de protection électrique du patient
  • Type CF
    • CF = "Cardiac Floating"
    • établit un contact physique avec le cœur
    • dispositif médical à entrées flottantes
    • niveau élevé de protection électrique du patient

Image

​Degrés de protection procurés par les enveloppes (Code IP)

CEI 60529:1989+AMD1:1999+AMD2:2013

Le différents degrés de protection décrits dans la norme sont

  • la protection des personnes contre l'accès aux parties dangereuses à l'intérieur de l'enveloppe
  • la protection des matériels à l'intérieur de l'enveloppe contre la pénétration de corps solides étrangers
  • la protection des matériels à l'intérieur de l'enveloppe contre les effets nuisibles dus à la pénétration de l'eau.

L'indice de protection (IP) indique le degré de protection d'un matériau aux intrusions de corps solides et liquides.

Le format de l'indice, donné par la norme CEI 60529, est IPyy où les caractères y sont deux chiffres et/ou une lettre. Les chiffres indiquent la conformité avec les conditions résumées dans les tableaux ci-dessous. Lorsque aucun critère n'est rencontré, le chiffre peut être remplacé par la lettre X.

Protection contre les intrusions de corps solides étrangers

NiveauProtection contre les intrusions de corps solides étrangers
XPas de données disponibles
0Aucune protection
1Protection contre les corps étrangers > 50mm
2Protection contre les corps étrangers > 12.5mm
3Protection contre les corps étrangers > 2.5mm
4Protection contre les corps étrangers > 1.0mm
5Protection contre la poussière
6Étanche à la poussière

Protection contre les intrusions de liquides

NiveauProtection contre les intrusions de liquides
xPas de données disponibles
0Aucune protection
1Protection contre les gouttes verticales
2Protection contre les gouttes obliques, inclinaison maximale 15°
3Protection contre la pluie, inclinaison maximale de 60°
4Protection contre les éclaboussements de toutes les directions
5Protection contre une eau projetée par une lance de 6,3mm à 0,3 bar
6Protection contre une eau projetée par une lance de 12.5mm à 1 bar
7Protection contre une immersion totale à 1 mètre
8Matériel submersible dans les conditions spécifiées par le fabricant
9Protection contre les jets d'eau sous haute pression et température

Protection contre l'accès aux parties dangereuses

Additional letterProtection contre l'accès aux parties dangereuses
AProtégé contre l'accès aux parties dangereuses avec le dos de la main
BProtégé contre l'accès aux parties dangereuses avec un doigt
CProtégé contre l'accès aux parties dangereuses avec un outil
DProtégé contre l'accès aux parties dangereuses avec un fil

Déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE)

Les DEEE sont un mélange complexe de matériaux et de composants qui, en raison de leur contenu dangereux, et s'ils ne sont pas gérés correctement, peuvent causer des problèmes environnementaux et sanitaires majeurs. De plus, la fabrication de produits électroniques modernes nécessite l’utilisation de ressources rares et coûteuses. Pour améliorer la gestion environnementale des DEEE et contribuer à une économie circulaire et à une utilisation plus efficace des ressources, il est essentiel d’améliorer la collecte, le traitement et le recyclage des produits électroniques en fin de vie.

Pour remédier à ces problèmes, des éléments de la législation européenne ont été mis en place:

  • La directive relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques (Directive 2012/19/EU = directive DEEE), qui fixe des objectifs de collecte, de recyclage et de valorisation des DEEE.
  • La directive 2011/65/EU sur la limitation de l'utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques (directive RoHS), qui spécifie les niveaux maximaux pour 10 substances (métaux lourds et phtalates).

Substances soumises à limitations visées à l’article 4, paragraphe 1, et valeurs de concentration maximales tolérées en poids dans les matériaux homogènes

  • Plomb (0,1 %)
  • Mercure (0,1 %)
  • Cadmium (0,01 %)
  • Chrome hexavalent (0,1 %)
  • Polybromobiphényles (PBB) (0,1 %)
  • Polybromodiphényléthers (PBDE) (0,1 %)

En ce qui concerne la mise au rebut de l'équipement / la machine: elle doit être complètement démontée et les différentes pièces doivent être séparées selon leurs matériaux: plastique, métallique (fer, aluminium, ...), électronique.

  • ATTENTION: toutes les pièces électroniques sont des déchets de la classe WEEE, sous-catégorie de déchets dangereux
  • La plupart des consommables peuvent être brûlés dans un incinérateur classique.

Contacter vos référents techniques WatSan et Biomédical pour savoir la procédure détaillée sur le traitement de chacune des pièces.

Normes de qualité concernant les piles

  • IEC 62133, 2017: Accumulateurs alcalins et autres accumulateurs à électrolyte non acide - Exigences de sécurité pour les accumulateurs portables étanches, et pour les batteries qui en sont constituées, destinés à l'utilisation dans des applications portables - Partie 1: Systèmes au nickel, Partie2: Systèmes au lithium (AMD1:2021)

L'usage des batteries dans l'équipement médical

Types de batteries

N° ONU

Proper Shipping Name and Description

Désignation exacte d’expédition et Description

Hazard Class

Classe

UN2794

Batteries, Wet, Filled with Acid

Accumulateurs électrique remplis d’électrolyte, liquide acide

8

UN2795

Batteries, Wet, Filled with Alkali

Accumulateurs électrique remplis d’électrolyte, liquide alcalin

8

UN2800

Batteries, Wet, Non-spillable

Accumulateurs électrique inversables remplis d’électrolyte liquide

8

UN3028

Batteries, Dry, Containing Potassium Hydroxide Solid

Accumulateurrs électriques, secs, contenant de l'hydroxyde de potassium solide

8

UN3090

Lithium Metal Batteries

Piles au lithium métal

9

UN3091

Lithium Metal Batteries Contained in Equipment or Lithium Metal Batteries Packed with Equipment

Piles au lithium metal contenues dans ou emballées avec un équipement

9

UN3292

Batteries, Containing Sodium

Eléments d’accumulateurs au Sodium

4.3

UN3480

Lithium Ion Batteries

Piles au lithium ionique

9

UN3481

Lithium Ion Batteries Contained in Equipment or Lithium Ion Batteries Packed with Equipment

Piles au lithium ionique contenues dans ou emballées avec un équipement

9

Transport de piles

Réglementation américaine relative aux piles: toutes les piles, quelle que soit leur composition chimique (alcalines, lithium, plomb, hydrure de nickel métal, carbone-zinc, etc.) sont soumises à 49 CFR 173.21 (c) du règlement américain sur les matières dangereuses.

Les piles au lithium ion et au lithium métal

Les piles au lithium ion et au lithium métal sont soumises à des exigences spécifiques en matière d’emballage, de marquage, d’étiquetage et d’expédition.

La réglementation régissant le transport des piles et des batteries au lithium ion et au lithium métal est très complexe.

Classification (DGR 3.9.2.6) : les piles au lithium sont classées dans la classe 9 - Marchandises dangereuses diverses comme:

  • UN 3090, Piles au lithium métal; et
  • UN 3480, Piles au lithium ionique

ou, si elle se trouve à l'intérieur d'un équipement ou si elle est emballée séparément avec un équipement permettant d'alimenter cet équipement en tant que:

  • UN 3091, Piles au lithium métal contenues dans ou emballé avec du matériel; et
  • UN 3481, Piles au lithium ionique contenues ou emballées avec du matériel.

Depuis 2016, toutes les piles au lithium ionique (UN 3480) ainsi que les piles au lithium métal (UN 3090) expédiées par leurs propres moyens sont interdites pour le transport en tant que fret à bord d'avions passagers. Le transport des piles est organisé par numéro d’instruction d’emballage (PI). Tous les colis doivent porter une étiquette «avion cargo seulement», en plus des marques et / ou étiquettes existantes.

Les batteries au plomb-acide

Les batteries au plomb-acide sont répertoriées dans la réglementation américaine et internationale sur les matières dangereuses corr